A LA UNE

Prochaines Expéditions :


- Octobre 2009 : Expédition Trimix Normoxique et Hypoxique sur le Haven à Arenzano.

- Novembre 2009 : Expédition Trimix Hypoxique 3X3 sur les tombants (100 - 120 mètres) de Cavalaire.

- Décembre 2009 : Plongée Souterraine dans le Lot (Ressel, Trou Madame, Landenouze).

- Avril 2010 : Semaine Epaves Trimix Normoxique et Hypoxique en Ligurie (Italie)


Si ces aventures vous intéressent, contactez moi .
Mercredi 27 août 2008 3 27 /08 /Août /2008 15:18

LE BANANIER DE LA CIOTAT
LA HAVRAISE


Une épave mystérieuse repose par 98 mètres de fond au large de la Ciotat.

Longtemps appelé par les plongeurs LE BANANIER DE LA CIOTAT, cette magnifique épave a eu du mal à se trouver un nom. Les avis quant à son identification étaient  partagés entre :

 


Le Belain d’Esnambuc
, Bananier norvégien de 2950 tonneaux construit en 1939 à Sandefjord sous le nom de "Jasmin" pour la Jasmin Operating Compagnie de l’armement Anders Jahre acheté par le Gouvernement français puis remis à l’occupant le 16 décembre 1942 suite aux accords Laval-Kaufmann, il est intégré à la Kriegsmarine et transformé en mouilleur de mines à la Ciotat sous le nom de Pommern SG 7.

 



Et le Nimet Allah magnifique yacht construit en 1934 et appartenant à Ismaïl Abbas Hadin, Kedive d’Egypte. Saisi à Monaco au début 1944 par les Allemands, il est transformé en patrouilleur et devient le  UJ 6073.


 


La vérité est ailleurs, ça n’est l’épave ni de l’un, ni de l’autre  mais  bien celle d’un chalutier d’origine anglaise Le Saint Attalus transformé en France en patrouilleur sous le nom de La HAVRAISE, sabordé, renfloué et remis en service par les Allemands sous le nom de UJ 6078.

 

 

 

Données Techniques :

 


Année de lancement
 :  1934

 

Longueur : 46,16 mètres

Largeur : 7,77 mètres

Tirant d’eau : 4,11 mètres

 

Propulsion : Une machine à triple expansion - Une chaudière cylindrique – Une Hélice.

Puissance : 800CV

Vitesse : 10 nœuds

 

 

Armement :

 

Artillerie Principale : 1 Canon de 100 mm

 

Artillerie secondaire : 1 Canon de 40 mm

 

Artillerie Antiaérienne : 2 Canons de 20 mm AA

 

Grenadiers et Mortiers : 2 Mortiers

 

Détection : 1 ASDIC 

 

Historique :


Chalutier de Classe « Grande Bretagne » construit par les chantiers Cook Welton & Gemmel Ltd., baptisé le SAINT ATTALUS et lancé le 3 avril 1934.

 

 

 

Le 22 Mai 1934, il est armé par Hamling & Co Ltd et est mis en service comme chalutier sous son nom de baptême.

 

En Août 1939, il est réquisitionné par l’Amirauté Britannique.

 

Le 21 Octobre 1939, il est vendu par les Britanniques à la France ; il arrive à Brest ou il est armé comme patrouilleur auxiliaire. Il est affecté à la 13e Escadrille de patrouilleurs auxiliaires sous le commandement du L.V. Harduin. Il reste aux ordres de l'Amiral Ouest en attendant l'arrivée de quatre bâtiments semblables qui doivent constituer la 14e Escadrille de patrouilleurs auxiliaires.

 

Le 22 Octobre 1939 : il est armé par la Marine Nationale et est renommé LA HAVRAISE – Matricule P133.

 



A partir de Mai 1940, il sert d’école d’écoute à Toulon.

 

Le 1er Janvier 1941 il passe sous le commandement de Louis David.

 



Le 27 Novembre 1942, sabordage de la flotte française à Toulon, LA HAVRAISE est sabordée sans sabotage en Darse de Castigneau.

 

Entre le 5 Mars et le 24 Avril 1943, il est renfloué.

 

Le 1er Mai 1943, il est mis à la disposition de l’Allemagne, renommé UJ 6078 et affecté en tant que patrouilleur à la 6ème flottille de surveillance, sous le commandement de Hermann Polenz.

 

Dans la nuit du 8 au 9 juin 1944, alors qu’il patrouille au large des îles d’Hyères par un clair de lune magnifique, il est attaqué par le sous-marin CASABIANCA  commandé par le lieutenant de vaisseau Bellet, qui s’était posté juste à la pointe du levant. Tandis que le sous-marin crache 49 coups de 88 mm et  420 de 20 mm, le UJ 6078 (HAVRAISE) riposte vigoureusement avec son canon de 100 sans avoir identifié le sous-marin. Au bout d’un quart d’heure d’échange de tirs, chacun des adversaires, croyant avoir eu raison de l’autre, se retire. Le UJ 6078 est gravement endommagé

 



Le 10 Juin 1944 à 11h32, il est torpillé par le sous-marin HMS UNTIRING de la Royal Navy ; il coule en 30 secondes à 2,5 milles de l’île Verte, à 12 milles au sud-est de la Ciotat. Il y aura 20 survivants, 6 morts et 34 disparus.

 

 


A suivre ....

Par Pierre
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Vendredi 11 juillet 2008 5 11 /07 /Juil /2008 00:39

LE HMS VICTORIA


Le HMS Victoria était l'un des deux cuirassés de la classe Victoria de la Royal Navy; son sistership était le HMS Sans-Pareil. Ils furent lancés en 1887.


A l'origine, il avait baptisé Renommée, mais le nom a été changé juste avant son lancement pour célébrer le jubilée d’or de
 la Reine Victoria  (ses 50 ans de règne) qui eut lieu l'année du lancement du navire

Le HMS Victoria a été le premier navire de guerre à être propulsé par des moteurs à vapeur à triple expansion ; il fut aussi le premier bâtiment de la Royal Navy à être équipé d'une turbine à vapeur
, utilisée pour alimenter une dynamo.

Le
22 Juin 1893, Le HMS Victoria entre en collision avec le HMS Camperdown au cours de manoeuvres près du port de Tripoli, au Liban.


Il coule rapidement, emportant avec lui  358 membres d’équipage, y compris le commandant de la flotte britannique de Méditerranée, le Vice-amiral Sir George Tryon.  Un des survivants fut le commandant en second, John Jellicoe, qui devint plus tard commandant en chef de la grande flotte britannique lors de la bataille du Jütland

 

CARACTERISTIQUES :



Le HMS Victoria a été construit par Armstrong Whitworth, terminé le 13 juin 1885, lancé le 9 avril 1887 ; les essais s'achèvent en 1889 et la mise en service actif a lieu en mars 1890.

Le bâtiment mesurait 100 mètres de long pour 21 de large, déplaçait 11200 tonnes avec un tirant d’eau de 8,2 mètres.



Sa motorisation à triple expansion Humphreys and Tennant à double arbre lui permettait une vitesse de croisière de 16 nœuds et jusqu’à 17,3 nœuds à allure forcée.

Il était armé de 6 tubes lance-torpille 27 canons de tailles différentes en particulier une seule tourelle à l'avant avec deux énormes canon Armstrog de 413mm et 110 tonnes chacun.    



L’épaisseur de son blindage était variable et au maximum de 460 mm.

Il a rejoint la flotte britannique de méditerranéenne et était commandé par le vice-amiral George Tryon


 
 
 

LA COLLISION :

A cette époque, la flotte britannique de méditerranée était une des plus puissante au monde. Pour la Royal Navy, la méditerranée était une route vitale entre le Royaume Uni et les Indes ; route sous la menace constante des marines française et italienne ; elle y concentrait  une flotte impressionnante. Le 22 juin 1893, la majeure partie de cette flotte, onze bâtiments de guerre (8 cuirassés et 3 grands croiseurs)  croisaient au large de Tripoli en Syrie (qui fait aujourd’hui partie du Liban) dans le cadre de manœuvres annuelles.

 

TYRON était très à cheval sur la discipline et afin que ses équipages soient toujours opérationnels,  il ordonnait des manœuvres fréquentes et régulières. La communication radio entre les navires n’existant pas à l’époque, les manœuvres étaient dirigées grâce à des signaux effectués à l’aide de drapeaux.

 

TYRON avait acquis la réputation d’être un commandant audacieux et très compétant dans la gestion de sa flotte. Sa spécialité de était l’utilisation d’un nouveau système signalétique (le TA system) dont la particularité était de pouvoir ordonner des manoeuvres complexes grâce à seulement quelque signaux. Toute médaille à son revers et le TA system nécessitait des capitaines de vaisseaux très réactifs, qualité un peu émoussées par plusieurs dizaines d’années de paix navale depuis Trafalgar. Pour couronner le tout, TYRON  n’informait jamais ses capitaines de ses plans de manœuvres car il voulait les maintenir aptes à réagir à n’importe quelle situation, même les plus imprévisibles.

 

TYRON menait une colonne de 6 navires  dans le HMS VICTORIA qui faisait route à 8 nœuds. Son second, le contre amiral Hastings Markham, commandait les 10600 tonnes du CAMPERDOWN, en tête de la deuxième colonne 5 bâtiments car son vaisseaux habituel, le HMS TRAFALGAR était en réparations.

 

 

A suivre..... 

Par Pierre
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Jeudi 24 avril 2008 4 24 /04 /Avr /2008 17:59
LE VLCC MILFORD HAVEN







HISTORIQUE

Le VLCC Haven fait partie d'un groupe de superpétrolier construis entre 1972 et 1973 aux chantier de Astilleros Espanoles SA (Cadiz) dont les destins alaient être tragique. Le premier de la série est le tristement célèbre Amoco Cadiz qui qui s'échoua sur les côtes bretonnes le 16 mars 1978, répandant 230'000 tonnes de fuel brut. Puis c'est au tour du Maria Alejandra le 11 mars 1980 sur la côte Mauritaniène, puis le 3 avril de la même année c'est le Mycene sur la côte Sénégalaise.

Le 12 avril 1991, suite à une violente explosion d'une citerne, le Haven prend feu. Il se brise en 3 parties, l'une coule sur place, les autres sont prises en remorque par le Olanda pour les éloigner du port de Gènes, elles coulent finalement sur une fond de 80m avec à son bord 144'000 tonnes de fuel brut (Iranien Lourd).



Malgré d'importantes opérations de lutte en mer, des nappes polluantes dérivent vers l'ouest, venant toucher de nombreux sites de la côte Ligure, puis atteigne la côte d'Azur française jusqu'à Hyères. Les autorités italiennes décident de brûler la plus grande partie du pétrole en mer, tout en maintenant une surveillance importante des effets sur l’environnement.



LE SITE

L'épave du Haven repose à 1.2 miles de Arenzano.
Coordonnées: 43 deg 10,13 nord / 06 deg 35,75 est
Profondeur : le haut de la timonerie est à 32m et le plus profond se situe au niveau de la poupe à 82m.




LA PLONGEE

L'épave du Haven est une plongée innoubliable et certainement l'une des plus belles de la côte Liguriene. Dans une eau limpide, elle repose bien droite sur sa quille, amputée de son tiers avant. La plongée se déroule principalement sur la poupe, plus particulièrement sur la timonerie qui est encore en excellent état. Le pont supérieur gisant à 56m est intacte, mais ne porte pas un gros intérets. La vie marine est luxuriante et ce sont des bancs entier de poisson qui acceuillent le plongeur lors de sa visite. De part la taille gigantesque du navire, il est nécessaire d'effectuer plusieurs plongées dessus pour l'appréhender dans son ensemble. Une visite sur le gouvernail (dont la hauteur dépasse 16m) et sur l'hélice necessite une plongée en soit, mais attention elle repose à plus de 80m de fond. La pénétration est possible sur tout le chateau et dans une des cales encore béante (lors de son explosion), mais ne porte pas d'intérets particulier. La cheminée est splendide et sa taille permet même une pénétration !!!




DIFFICULTES

La principale difficulté réside dans la profondeur et dans la taille impressionantes de l'épave. Il y a généralement peu de courant sur le site et la visibilité est généralement excellente.



LES VIDEOS :

http://www.youtube.com/watch?v=k72SzY0tn-Y&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=J1OlbfyXfJw&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=ehvJai3RJKs&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=me1BrfOtJ2U&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=ZQLRP8CBoHc&feature=related
Par Pierre
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Dimanche 3 février 2008 7 03 /02 /Fév /2008 00:36

LE PROTEE



Données Techniques

Année de lancement : 1930

Type ou série : Sous-marin de 1ère classe de 1500t de type PASCAL

Observations
: Numéro de construction : Q155

Construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée à la Seyne sur mer.









Historique

Le sous-marin Protée (bâtiment de 1.500 tonnes, conçu pour la surveillance des zones ennemies et l’action contre les communications) avait rallié Oran en juin 1943 après s’être échappé d’Alexandrie où il avait été neutralisé fin juin 1940 avec une partie de la flotte de la Méditerranée.


Mis à la disposition des services spéciaux français, il avait effectué deux missions clandestines de liaison avec le poste de C.E. de Barcelone, pour le compte de la D.S.M. d’Alger: la dernière en date eut lieu le 8 décembre 1943 et parfaitement réussie.


Le 18 décembre 1943 le sous marin Protée commandé par le lieutenant de vaisseau Millé appareille d’ALGER avec 74 hommes à bord, dont trois britanniques, pour une patrouille au sud est de MARSEILLE. Son retour est prévu pour le 31 décembre à ALGER. Le Protée n’a jamais accusé réception d’un message envoyé le 25 décembre, lui demandant de permuter de secteur avec le Casabianca. Il a vraisemblablement disparu aux alentours du 20 décembre.




Le naufrage

Première version, jusqu’en 1995 :

Le 19.12.1943, au cours de sa seconde mission, il fait surface puis est coulé au canon par un chalutier allemand au large de Marseille.


Deuxième Version, depuis 1995 :

Le 6 avril 1995, le Protée est découvert par le directeur de la COMEX, Henri DELAUSE, qui opère à bord du sous-marin d’exploration REMORA 2000. L’épave gît sur un fond de 125 mètres, sur le plateau des Blauquières, près de la fosse de Cassidaigne, à 20 milles de MARSEILLE. Le sous-marin repose à plat, légèrement incliné. De l’examen il ressort que le Protée a heurté une mine qui n’a endommagé que le kiosque. Tous les panneaux sont fermés. L’épave, est en état de conservation remarquable et contient encore les corps de l’équipage. Elle a été déclarée «sépulture maritime » par la Marine Nationale.





L'épave

Le Protée git au large de la Ciotat par 127 mètres de profondeur et malgré celle-ci, elle est incroyablement concressionnée et une faune nombreuse y a trouvé refuge.

Les coordonnées GPS sont : 43° 04,260 N et 5° 32,230 E (WGS 84).

Par Pierre
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Samedi 2 février 2008 6 02 /02 /Fév /2008 19:06

LE NATAL







Données Techniques

paquebot-poste
longueur: 130,75 mètres
largeur: 12,07 mètres
jauge brute: 4250 tx
port en lourd: 1565 tonnes
déplacement: 6150 tonnes
passagers: 90 premières, 44 secondes, 75 troisièmes
propulsion: une machine compound chauffée par 8 chaudières à charbon
puisssance: 3400 CV
vitesse: 12 noeuds
double cheminée





Historique

Le 3 juillet 1881 : Le Natal, paquebot des Messageries Maritimes, est lancé à la Ciotat ; il est le premier d'une série de 7 paquebots gréés en trois mâts barque (NATAL, MELBOURNE, CALEDONIEN, SYDNEY, SALAZIE, YARRA, OCEANIEN) construits pour la ligne d'Australie dans le cadre de la convention de 1881. La coque sur plans de Vésigné est celle du SAGHALIEN construit en 1890 pour la ligne de Chine, mais la puissance est supérieure de 500 cv. 




Le 5 février 1882
: premier départ pour deux voyages sur l'Extrême Orient .



Le 23 Novembre1882 : Le Natal inaugure la ligne Marseille, Seychelles, Réunion, Maurice, Australie, Nouvelle Calédonie.



1884 : Après trois voyages sur cette ligne, le Natal revient sur la ligne d'Extrême Orient.




1885 - 1886
: La Natal se Dote d’un Salon de Musique d'un salon de musique.



1886 - 1887 : Il est pourvu de l'éclairage électrique.



1895 : La machine est transformée en triple expansion (puissance 4 000 cv, vitesse 16 nds aux essais), les cheminées sont rehaussées, les vergues déposées, le roof arrière est allongé et la coque est peinte en blanc avec deux étroits bandeaux jaune foncé.




Le 30 octobre et 1er Novembre.1889 : Le Natal fait face à un violent typhon entre Hong Kong et Saigon ; il tombe en travers après la rupture de la drosse du gouvernail, puis de sa rechange. Les salons et les cabines sont endommagés, le commandant et plusieurs membres d'équipage blessés, mais la drosse est réparée. Un ex-voto peint par le cambusier est dans la chapelle Notre Dame du Bon Port à Antibes.



1897 - 1898 : Il est affecté sur les lignes du Levant puis sur la ligne de l'Océan Indien.


1900 : Il transporte en Chine des troupes engagées dans la guerre des Boxers.


1914 : Le Natal est réquisitionné pour assurer les services postaux.


Le 3 avril 1915 : Il participe à l'expédition des Dardanelles.

1916 : Il assure avec le SINAI le transport de 2 370 prisonniers autrichiens entre Valona Brindisi et Asinara ; puis il participe avec le NERA, le MELBOURNE, le DUMBEA et l’AUSTRALIEN au transport de 50 000 soldats serbes de Corfou à Salonique.




Le 30 aout 1917 : Le Natal sort du port de Marseille à destination de Madagascar tous feux éteints. A 20h30, alors qu’il se trouve au large du Planier, il est abordé par l’arrière par le cargo MALGACHE de la Cie Marseillaise de Madagascar affrété par la Sté Générale de Transports Maritimes et venant d'Algérie, feux allumés. Il coule en dix minutes avec le commandant et 104 autres victimes dont 76 passagers sur 503.

L'épave - La plongée :

Le Natal repose au large du phare du Planier dans la rade de Marseille.

Coordonnées :
43°05.59'N / 05°17.39'E


Profondeur : Le pont est à 116 mètres, le sable à 127 mètres.


Le Natal n'est plus qu'une grande coque vide ; contrairement à ce qu'écrivait Verdier, les mats ne sont pas plantés debout. Il n'y a plus d'infrastructure (pont en bois) et les cales sont vides. Il reste un endroit inaccessible sous plusieurs couches de filets….Le Trésor s’y trouve peut-être……..

Comme toutes les épaves éloignées de la cote, le Natal est difficile à plonger à cause des courants et du créneau météo souvent restreint.



Par Pierre
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Samedi 2 février 2008 6 02 /02 /Fév /2008 00:29

LE GUYANE








Caractéristiques :




Guyane (cargo bananier ) 1939 - 1944
materiau de la coque : ............acier
anciens noms du navire : ..........dora
type de navire : ..................cargo bananier acier
type du propulseur : ..............1 hélice
année de construction du navire : .1934
nom du chantier de construction : .Burmeister & Wain
lieu de construction : ............Copenhague
Année d'entrée en flotte : ........1939
Longueur (en mètres) : ............94,90
Largeur (en mètres) : .............12,95
Jauge brute (en tonneaux) : .......1794
Port en lourd (en tonnes) : .......2600
Type de moteur : ..................moteur Diesel Burmeister & Wain 2 temps simple effet 6 cylindres
Puissance du moteur (en chevaux) : 2000
Vitesse en service (en noeuds) : ..13,5



Historique :



C'était un cargo frigorifique lancé le 7 juillet 1934, livré le 15 septembre à A/S VESTERHAVET (J. LAURITZEN) sous le nom de DORA, battant pavillon danois.



Le 15 novembre 1935, il est acquis par la COMPAGNIE GENERALE D'ARMEMENT MARITIME (CGAM, filiale de la Transat) et renommé GUYANE puis il est transféré, en mars 1939, avec toute la flotte de bananiers à la COMPAGNIE GENERALE TRANSATLANTIQUE.





Il sera ensuite désarmé à Marseille puis cédé aux forces de l'Axe dans le cadre des accords Laval Kaufmann et livré aux italiens le 4 décembre 1941; il est alors renommé ACQUI.


Le 8 décembre, 4 jours plus tard, jour de l'armistice entre le nouveau gouvernement italien et les alliés, il est sabordé lors du débarquement allié à La Spezia.


Les allemands le renflouent, le transforment en mouilleur de mines et il est affecté à partir du 20 décembre à la 7° Sicherungsdivision, 3° flotille d'escorte sous le nom de NIEDERSACHSEN





Il va pendant un peu plus de deux effectuer des missions devant le Cap Corse, au large de Gênes et au sud de l'ile d'Elbe.


Le 15 février 1944 en sortant de la rade de Toulon, il est torpillé par par un sous marin britannique de classe U2, le HMS UPSTART. Le naufrage fera 12 morts, 42 blessés, et 125 ou 130 rescapés.



Site :


Aujourd'hui ce batiment de 95 mètres de long pour 13 mètres de large repose par 110 mètres de fond à la sortie de la rade de Toulon.

Coordonnées :

La Plongée :


Le Guyanne
envoyé par ee06


http://www.dailymotion.com/video/xopmr_le-guyanne_sport

Par Pierre
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Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /Fév /2008 17:04

           L'USS STEAMSHIP ILLINOIS


Cette épave n'est pas tres profonde... mais c'est surement l'une des plus belles a explorer....








Historique :


L' Illinois était un pétrolier à vapeur Américain.

Sa construction se déroula en 1912 aux chantiers "Newport and ship buildind & dry dock C°".

C'était un très gros navire, affichant des dimensions impressionnantes: 118m de longueur, 15.8m de largeur et 9.38 de creux, pour une jauge de 5225 T.

Sa propulsion était assurée par un gros moteur triple expansion (26' x 44' x 51') soit 0.66m x 1.11m x 1.29m , alimenté en vapeur par trois chaudières de 4.57m de diamètre pour 3.23m de longueur.

Il appartenait à la "Texas Company tankers" et avait été réquisitionné afin de transporter du carburant vers le vieux continent.

Le 17 Février 1917, il quitte Port Arthur au Texas à destination de l'Angleterre où il livrera effectivement sa précieuse cargaison.




Le 18 Mars, sur le chemin du retour, approximativement au Nord Ouest de Cherbourg, il navigue sur ballast. Vers 7h45 une des vigie repère un sous-marin à une distance d'environ 3 milles nautiques.




Le commandant "Iversen" observe avec inquiétude le u-boot plonger. Quelques instants plus tard le sous-marin fait surface à courte distance du tanker et commence à la canonner afin de le faire stopper. Iversen n'a pas le choix, et met le navire en panne. Selon certaines sources, il semblerait que des marins Allemand soient montés à bord du pétrolier pour y placer des charges explosives. Cependant l'effet espéré de l'explosion ne s'est pas produit et le commandant du UC 21 ordonne de lancer une torpille en coup de grâce afin de le faire couler.





Les photos prises par l’equipage allemand furent utilisees a des fins de propagande, car son nom montrait clairement qu’il s’agissait d’un navire americain





L’epave fut decouverte en 1989, mais la cloche ne fut retrouvee que 8 ans plus tard.




L'épave :




Longtemps oubliée, cette épave sera localisée par une équipe de plongeurs anglais en 1989.

Elle est considérée, outre Manche, comme le "must" de la plongée sur épave.

Effectivement le pétrolier repose, intact, à plat sur un fond de 68m. Son éloignement des côtes et la profondeur du site, le réserve à des plongeurs très expérimentés.

Sa très grande taille et la profondeur rendent impossible la visite de l'épave dans son intégralité en une seule plongée.



La Plongée :

Le fond moyen est de 68m, le pont est à 55m et les points les plus hauts se trouvent à 52m.



Attention:
L’epave est au milieu d’une voie maritime dans le nord des iles anglo-normandes (Alderney en particulier)!!!
Il est essentiel de remonter le long de la ligne de vie.
Les clubs anglais plongeant sur cette épave sont équipés un transpondeur afin d’etre visibles au radar et avertissent les navires croisant dans les parages sur leur position.





Video de l’epave: www.plongee56.fr/streaming/illinois.wmv


17 avril 2009 : je rentre tout juste de plonger cette magnifique épave, sa réputation n'est pas usurpée,; c'est un fantastique terrain de jeu ou chaque ouverture est un appel à la pénétration et l'exploration. Elle peut toutefois s'avèrer vraiment dangeureuse par très faible visibilité ou il est possible de pénétrer à l'intérieur sans s'en rendre compte au niveau de la grosse brèche. Il est à regretter que l'Illinois semble se dégrader assez rapidement. Quels changements trouverons-nous lorsque nous pourrons y retourne r???

Par Pierre
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Vendredi 1 février 2008 5 01 /02 /Fév /2008 16:01
LE DORNIER 24
 

Description – Caractéristiques :

Le Dornier 24 était un énorme hydravion d'une envergure de 27m et d'une hauteur de presque 6m. Il était propulsé par trois moteurs à hélice de type Bramo Fafnir 323R-2 qui dévellopait une puissance de 1014ch chacun le propulsant à une vitesse maximum de 340 km/h.

Envergure : 27 m Surface portante : 108 m ² Longueur : 22 m Hauteur : 5,45 m

Vitesse max. : 340 km/h Croisière : 295 km/h Plafond : 5900 m Autonomie : 4750 km

Poids : 13500 kg (à vide) 18400 kg (max) Charge utile : 12 bombes de 500 kg sous les ailes

Moteurs : Trois BMW Bramo 323R-2 de 9 cylindres en étoile refroidis par air développant une puissance de 1000 ch

Armement fixe : Une mitrailleuse MG 15 de 7,92 mm dans des postes de tir avant et arrière, un canon MG 151 de 20 mm dans une tourelle dorsale à commande électrique



Historique :

Le Dornier 24 fut construis dès1937 en France, en Allemagne et au Pays Bas. Peu avant la deuxième Guerre Mondial, la version hydravion fut équipée de trois cannons; 1 MG 151 de 20mm et 2 MG 15 de 7,92mm.
L'épave de Port-Cros portait le numéro de l’escadrille 205 ou 20S. Partis de la base d’Aspretto, près d’Ajaccio, il avait rejoint Saint Mandrier. Le 2 juin 1949, à 14 h 15, il décolle pour retourner à sa base. Le pilote est le Maître Jean Bohain, et il y a en tout neuf personnes à bord, dont l’Enseigne de Vaisseau Paul Piéron. Tempête et des ennuis mécaniques se conjuguent, et par radio l’équipage fait savoir que l’appareil rebrousse chemin et regagne la base varoise. Au dessus de Port-Cros, ses moteurs donnent des signes de défaillance et un amerrissage d’urgence est tenté. II est extrêmement violent, car la mer est mauvaise. L'appareil perd un flotteur, chavire et coule avec son pilote, toujours à son poste. Les huit survivants sont recueillis par la barque Anne-Marie.





Site :

L'épave du Dornier 24 repose au nord de la pointe de la Galère, près des Iles de Port-Cros.
Coordonnées : 43°02,609 nord / 06°24,568 est
Profondeur : le haut du cokpit est à 88m et le plus profond se situe au niveau de la torpille à 94m ou 98m selon les instruments.




La Plongée :

L'épave du Dornier est en excelent état malgré l’affaissement des ailes sur le cockpit. Réellement impressionnante, il bénéficie d'une luminosité excellente car il git sur un fond de sable très clair. La promenade sur l’épave se révèle particulièrement intéressante; le cockpit, coincé sous un moteur est bien conservé, on y voit même un poste radio sur le siège du copilote. Le reste de l’épave est intact et une exploration du fuselage ou du poste de mitrailleuse situé à l’arrière de la queue, permet de multiples découvertes. Les moteurs sont littéralement peuplés de langoustes, de congres et de murènes, ce qui donne à cette épave une véritable deuxième vie. Autre surprise de taille, face au cockpit, une torpille d’expérimentation de la Marine git depuis quelques années sur le sable. Sa couleur orange tranche avec le brun terne de l’épave. L'épave du Dornier 24 fut par ailleurs l’héroïne du film "Un avion sous la mer" tourné par Christian Pétron à l'aide du sous-marin militaire "Griffon".


Par Pierre
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